La franchise est une nouvelle stratégie dans la création d’entreprise. Le système permet au créateur de rejoindre un groupe pour le développement de son entreprise. Sécurisant, à la fois pour le franchisé, les banques et le franchiseur, cette organisation séduit de plus en plus les jeunes entrepreneurs. En décembre 2008, on a recensé 49 000 franchisés et près de 1200 réseaux. Mais pourquoi la franchise attire-t-elle les jeunes entrepreneurs ? Est-ce vraiment la clé de la réussite d’une entreprise ?

La franchise : un investissement imposant

Le marketing en réseau représente un investissement conséquent si bien pour le franchiseur que pour le franchisé. L’investissement du franchisé n’est pas négligeable. En effet, la franchise apporte un bénéfice compétitif. Dans la majorité des cas, le surcoût se présente sur deux angles principaux à savoir le droit d’intégration dans le groupe permettant l’accès facile à l’enseigne, et l’acquittement d’un pourcentage selon le chiffre d’affaires hors taxe mensuel versé par le jeune entrepreneur ou les royalties. Il représente en moyenne 5 % de ce chiffre d’affaires. Même si le frais d’entrée est plus élevé au début de la franchise, les conséquences de l’investissement doivent être plus imposantes et plus rapides pour que les dépenses soient synonymes d’efficacité. Hormis les royalties et le droit d’entrée qui sont bien déterminés, le franchiseur peut également implanter l’entreprise à n’importe quel endroit, et l’adapter tel qu’il le souhaite. Et ce système d’implantation est pris en charge entièrement par le franchisé.

La franchise : un investissement à risque limité

Si le franchisé doit investir encore plus que dans le commerce traditionnel, son investissement à risque est toutefois limité. Par la présence des mandataires de la marque, l’entrepreneur serait partiellement protégé. De ce fait, il prendrait moins de risques dans son investissement. Cependant, face à des situations difficiles, le développement d’entreprise est toujours une action risquée. Par contre, en optant pour la franchise, l’entrepreneur n’aura pas à essayer et faire ses expériences pour le fonctionnement de son entreprise. Il aura un grand espoir considérable de réussite, avec un résultat d’investissement plus rapide que celle du marketing traditionnel. Le franchisé bénéficie aussi, dans le cas du marketing en réseau, d’un rapport optimisé et facilité auprès de différents établissements bancaires. Aujourd’hui, les banques apprécient le financement de l’entrepreneur en voyant dans le dossier l’existence des points de vente dans la franchise. Lorsqu’il s’agit d’un bon projet, son développement dans la franchise ne présente aucun risque pour le franchisé.

La franchise : est-ce un abri pour les jeunes entrepreneurs ?

Le taux de faillite d’une entreprise en franchise est en moyenne de 20 %, contre plus de 45 % dans le commerce traditionnel. Généralement, les cinq premières années de la création de l’entreprise sont les plus difficiles. Par ailleurs, l’entrepreneur peut s’engager aussi dans la franchise sans même connaître les aboutissants, les risques et les obligations dans ce système. Si le franchisé rêve de se lancer en franchise pour être plus autonome, il se trompe, car il aura toujours son franchiseur derrière lui. L’épanouissement de l’entreprise en franchise dépend du pouvoir d’achat des clients. L’investissement peut subir alors des crises comme le commerce traditionnel.

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